Procédures au CSE

Consultations de sénologie

Votre gynécologue peut vous envoyer en ambulatoire aux consultations de sénologie du CSE, pour faire examiner des cellules suspectes dans le tissu du sein. La consultation pour le sein est assurée (tout comme la suite du traitement) par une équipe médicale spécialement formée.

Merci de prendre contact par fax ou email pour obtenir un rendez-vous (Fax +49(0)2403/76-1835)

mardi

de 8 h à 14 h

jeudi

de 8 h à 13 h

 

Le bilan diagnostic du sein comprend :

  • l'examen clinique (palpation et examen visuel du sein et du creux axillaire)
  • la sonographie mammaire (échographie)
  • évtl. la réalisation d'une mammographie et/ou le recours à d'autres techniques d'imagerie médicale telles que la TRM (tomographie par résonance magnétique, tomographie par résonance nucléaire)
  • un deuxième avis
  • le prélèvement d'un échantillon tissulaire à l’aide de toutes les techniques actuellement établie (par ex. biopsie sous vide et biopsie dermique par punch, assistée par radiologie et sonographique)
  • l'examen histologique ou cytologique par le pathologiste

Diagnostic (biopsie) :

Par biopsie, on entend le prélèvement d'un échantillon du tissu suspect du sein. Elle se fait en ambulatoire sous anesthésie locale lors des consultations ou à une autre date convenue. Les échantillons de tissu sont examinés au microscope par un pathologiste, et nous recevons le résultat, quel qu'il soit, dans un délai de 2 jours au plus tard.

La biopsie est une technique d'examen très sûre et à faible risque, avec laquelle aucune cellule tumorale « ne peut être capturée ».

De nos jours, chaque résultat suspect est vérifié par une biopsie préopératoire, à quelques exceptions près. Cela permet d'éviter des opérations inutiles en cas de résultats bénins et d'envisager le mieux possible l'intervention nécessaire si les cellules cancéreuses sont malignes. En fonction des résultats obtenus, il est aussi possible d'appliquer une technique opératoire moins agressive (par ex. la technique du ganglion sentinelle au niveau de l'aisselle).

Discussion des résultats et admission

Une fois le résultat histologie de la biopsie connu, votre cas sera présenté et examiné au forum préopératoire sur les tumeurs. Une recommandation est donnée pour les procédés à suivre.

Une fois les résultats établis, nous examinons avec vous la suite du processus dans le cadre d'une consultation ambulatoire.

Pour pouvoir surmonter le premier effroi et la crainte, vous avez la possibilité, vous et vos proches, de demander de l'aide et du soutien à l'avance par un entretien avec nos gynécologues, notre psychooncologue et/ou avec notre « Breast nurse ».

Notre objectif est de fixer une date d'intervention chirurgicale aussi rapidement que possible. Mais il est aussi important de savoir que le cancer du sein ne constitue pas une urgence et ne s'aggrave pas rapidement. C’est pourquoi il est bien plus judicieux de procéder à des examens complémentaires (par ex. du poumon, du foie et des os) avant une opération et d'optimiser l'intervention chirurgicale grâce à une préparation adéquate.

L'admission hospitalière se fait au service 4A.

Chimiothérapie néo-adjuvante (en premier lieu systémique ; chimiothérapie préalable à une opération prévue)

L'opération est presque toujours la première étape de traitement d’un cancer du sein. Dans quelques cas, il peut être toutefois logique d'administrer une chimiothérapie avant une opération. C'est le cas, par exemple, des tumeurs dont la taille est supérieure à 2 cm, pour les réduire avant l'opération et permettre une opération conservatrice du sein. C'est aussi le cas, si on peut déjà envisager une chimiothérapie, comme conséquence logique de l'opération. Un autre avantage de la chimiothérapie néo-adjuvante est la possibilité d'identifier la tumeur par la réponse au traitement de la tumeur (réduction), pour déterminer si la chimiothérapie appliquée est aussi « le bon traitement ».

Opération

Lors de l'intervention chirurgicale, les techniques opératoires conservatrices du sein sont au premier plan. L'objectif est d'éliminer complètement la tumeur maligne de même qu’un périmètre de sécurité de tissu sain autour de la tumeur.

Dans certains cas, une opération conservatrice du sein n'est pas possible (par ex. si les tumeurs affectent différentes zones du sein ou en cas de tumeurs très grandes), et le sein doit être complètement retiré (ablation ou mastectomie).

Différentes possibilités de reconstruction du sein sont disponibles : la reconstruction immédiate ou ultérieure, la greffe des tissus de la patiente ou l'utilisation des prothèses. Pour ce faire, un entretien de conseil avec les chirurgiens plastiques vous est proposé.

En cas de cancer du sein, il est particulièrement important d'examiner les ganglions lymphatiques sous les aisselles pour déceler une éventuelle affection tumorale, ces informations étant cruciales pour évaluer la propagation de la maladie. Alors qu’auparavant il était nécessaire de retirer un grand nombre de ganglions lymphatiques pour obtenir ces informations, et d’opérer inutilement bon nombre de femmes avec des ganglions lymphatiques sains, nous disposons aujourd'hui d'une technique chirurgicale plus douce : il est possible de marquer par un agent radioactif le « ganglion lymphatique sentinelle » à la veille de l'opération. Le ganglion lymphatique sentinelle est le premier des ganglions du creux axillaire par lequel la lymphe sort de la poitrine et qui ainsi recueille et filtre d’éventuelles cellules cancéreuses. Pendant l'opération, le ganglion lymphatique sentinelle est examiné en coupe rapide. S'il est dépourvu de cellules cancéreuses, les autres ganglions lymphatiques ne doivent pas être retirés, car ce ganglion lymphatique sentinelle est représentatif de tous les autres ganglions du creux axillaire. Si ce ganglion présente des cellules cancéreuses, l'ablation des 10 à 20 autres ganglions lymphatiques sera indispensable.

Le séjour à l'hôpital après l'opération est d'environ 1 semaine selon le cours de la cicatrisation. Dans ce temps, vous êtes prise en charge par le personnel soignant qualifié et les médecins du service. Vous pouvez également contacter la « breast nurse », la psychooncologue, le service de physiothérapie, le service social.

Forum sur les tumeurs

voir « Forum sur les tumeurs »

Thérapie adjuvante (thérapie de suivi)

On entend par thérapie adjuvante la thérapie qui suit l'opération effectuée. Après avoir déterminé le concept thérapeutique lors du forum sur les tumeurs, nous fixerons un autre un entretien avec vous. À cette occasion, nous vous renseignerons sur les caractéristiques morphologiques de votre tumeur et les possibilités thérapeutiques dont vous pouvez bénéficier.

Le type de thérapie dépend de différents facteurs : de la dimension de la tumeur, de sa virulence, de l'état du ganglion lymphatique, de sa réaction aux hormones et aux anticorps, etc. Tous ces facteurs nous donneront une indication sur votre risque de récidive.

Après avoir obtenu toutes les informations nécessaires, vous déciderez avec nous de la thérapie à suivre par la suite compte tenu de votre état général et de vos désirs.

On différencie généralement deux sortes de thérapie : une thérapie locale, qui n'agit que sur une zone corporelle donnée (par ex. la radiothérapie), et une thérapie systémique qui agit sur tout le corps (par ex. la chimiothérapie, la thérapie par anticorps et la thérapie antihormonale)

Radiothérapie

Auparavant, un cancer du sein entraînait l’ablation du sein. Au cours des dernières années, il s'est toutefois avéré que les résultats en matière de guérison de la thérapie conservatrice du sein étaient tout aussi bons que l'ablation « radicale » à condition que les tumeurs ne dépassent pas une dimension donnée. La condition préalable reste toutefois l'application de la radiothérapie sur le sein opéré.

Après une opération conservatrice du sein, nous recommandons une irradiation de la zone opérée. L'objectif de l'irradiation est de détruire d'éventuelles cellules tumorales « survivantes » pour éviter ainsi une réapparition du cancer du sein dans la partie opérée. Dans certains cas, l'irradiation de la paroi du sein et/ou de l'aisselle peut s'avérer nécessaire après l'ablation du sein.

La radiothérapie peut être exécutée en ambulatoire au cabinet de radiothérapie du St.-Antonius-Hospital. Elle s'étale normalement sur une période de 6 semaines.

Pour discuter et la planifier la radiothérapie, un rendez-vous est fixé pendant la consultation au cabinet.

Chimiothérapie

La chimiothérapie par cytostatiques (= médicaments inhibiteurs de la division cellulaire) fait partie de la thérapie systémique du cancer du sein : le médicament atteint toutes les zones du corps grâce à la circulation sanguine. Un tel traitement est justifié par la capacité des cellules cancéreuses à pouvoir se séparer de la tumeur et atteindre par les vaisseaux lymphatiques et sanguins tout le corps. On parle alors de métastases lorsque les cellules tumorales atteignent certains organes (par ex. foie, poumon, os).

L'administration d'une chimiothérapie est judicieuse dans les cas présentant un fort risque de présence de cellules tumorales dans le sang, et donc à plus fort risque de métastases. C'est par ex. le cas d'une grande tumeur, d'une infiltration diagnostiquée dans le ganglion lymphatique, d'une réponse négative des cellules tumorales aux hormones, chez des jeunes femmes atteintes de tumeurs très agressives (qui se propagent rapidement).

La recommandation d’une chimiothérapie est décidée au cas par cas, lors du forum sur les tumeurs. Une telle recommandation doit se faire en tenant compte de l'âge et de l'état général de la patiente, en plus des caractéristiques de la tumeur, sans oublier les effets secondaires de la chimiothérapie, qui doivent être acceptables pour la patiente. C'est pourquoi nous devons toujours nous demander si le bénéfice escompté en justifie les effets secondaires qu'elle entraîne.

Effet de la chimiothérapie :

La chimiothérapie attaque surtout les cellules qui se trouvent en division. Comme les cellules tumorales se divisent en général très rapidement, elles sont attaquées avant les autres. Dans le corps sont également présentes des cellules saines en phase de division sur lesquelles se manifestent les effets secondaires de la chimiothérapie.

Les effets secondaires les plus fréquents concernent le système hémopoïétique, le tube digestif, les cheveux et les ongles ainsi que le système nerveux.

En règle générale, les effets secondaires diminuent une fois la chimiothérapie terminée. Ils n'apparaissent pas systématiquement et dépendent plutôt du type de médicament cytostatique.

On peut prévenir les effets secondaires de la chimiothérapie par l'administration des médicaments de soutien. S'ils apparaissent malgré tout, nous disposons aujourd'hui de différentes possibilités permettant d'en minimiser les conséquences.

 

Déroulement de la chimiothérapie :

En général, la chimiothérapie commence 3 à 4 semaines après l'opération. Il y a différentes possibilités, selon les cytostatiques administrés et leur dosage. Une chimiothérapie comporte essentiellement une combinaison de plusieurs cytostatiques et est administrée en 6 cycles, c.-à-d. que la combinaison de cytostatiques est administrée en ambulatoire au courant de la journée et sur plusieurs heures, avec une pause de 3 semaines avant chaque nouveau cycle.

Thérapie par anticorps

20 à 30 % de toutes les cellules cancéreuses du sein montrent sur leur surface une structure qui s'appelle récepteur HER-2. Ce récepteur est important pour transmettre un signal à la cellule en vue de la division cellulaire. L'état du récepteur HER-2 est déterminé par le pathologiste sur les échantillons de la tumeur du sein. S'il trouve un nombre défini de ces récepteurs, on parle de cellules cancéreuses du sein positives HER-2.

Seules les patientes positives HER-2 doivent recevoir un médicament se liant au récepteur HER-2. Ce médicament est un anticorps commercialisé sous le nom de « Herceptine ». Par la liaison de l'anticorps au récepteur HER-2, celui-ci et la croissance cellulaire qu'il entraîne sont bloqués ; le système immunitaire reconnaît en même temps la cellule tumorale comme étant « étrangère » et la détruit.

La thérapie par anticorps est administrée en combinaison avec une chimiothérapie par voie veineuse.

Thérapie antihormonale

60 à 80 % de toutes les cellules cancéreuses du sein montrent sur leur surface des structures qui s'appellent « récepteurs hormonaux ». Ces récepteurs sont analogues à des serrures dans lesquelles des hormones (dans ce cas en particulier les œstrogènes et la progestérone) s'insèrent comme une clé. L'examen histologique du pathologiste nous informera sur la présence d'éventuels récepteurs hormonaux.

En effet, il est important de savoir que les cellules du cancer du sein réagissent aux hormones comme les œstrogènes et la progestérone en grandissant.

Il est facile de comprendre alors qu'une thérapie antihormonale peut bloquer l'effet oestrogénique sur les cellules cancéreuses (thérapie endocrinienne). C'est pourquoi des médicaments qui empêchent de différente manière l'effet oestrogénique sur la cellule sont disponibles :

  • Antiœstrogènes (par ex. tamoxifène) : antagonise l’activité des œstrogènes. Il se lie au même récepteur que les œstrogènes, sans déclencher l'effet correspondant sur la cellule cancéreuse. Il « occupe » la place des œstrogènes et empêche ainsi leur liaison.
  • Inhibiteur d'aromatase : il empêche la formation d'œstrogène à des stades chimiques préliminaires. Les œstrogènes sont formés dans les ovaires, les glandes surrénales et dans le tissu adipeux. Une enzyme appelée « aromatase » se trouve dans les cellules de ces organes et est issue de molécules précurseurs des œstrogènes. Les médicaments qui inhibent cette enzyme s'appellent inhibiteurs d'aromatase et sont actuellement disponibles sous forme de 3 produits : Anastrozol, Letrozol, et Exemestan.
  • Analogues de la GnRH : la libération d’œstrogènes par les ovaires a lieu chez la femme avant la ménopause, sous forme de cycle menstruel commandé par le cerveau. Les analogues de la GnRH sont des médicaments qui agissent comme une hormone provenant d’une région particulière du mésencéphale et inhibent l’effet du cerveau sur les ovaires.

Le choix de la thérapie antihormonale qui vous convient dépend de vos conditions personnelles comme, par exemple, de l'époque d'apparition du cancer du sein (avant ou après la ménopause), de l'importance du risque de récidive ou de quelles maladies concomitantes vous êtes affectée ou si et/ou combien et quels organes en sont touchés.

Une thérapie antihormonale s'étale généralement sur 5 ans avec la prise quotidienne d'un comprimé. Le médicament antihormonal doit toujours être pris comme traitement qui suit une éventuelle chimiothérapie. Il peut être pris pendant ou après une éventuelle radiothérapie.

Effets secondaires de la thérapie antihormonale :

Les effets secondaires relativement faibles de la thérapie antihormonale par rapport à la chimiothérapie sont essentiellement liés à l'absence d'œstrogènes et se manifestent, entre autres, sous forme de bouffées de chaleur, tachycardie, muqueuses sèches et douleurs articulaires.

Des contrôles réguliers de l'utérus sont nécessaires lors de la prise de tamoxifène et ceux de la densité osseuse si vous prenez des inhibiteurs de l'aromatase.

 

 

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